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DE LA FOURME DE MONTBRISON
Echelle:
1/87éme |
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Un peu d’histoire. Les hauts plateau du forez ont été occupés par l’homme depuis plusieurs centaines d’années pour leurs riches paturages. L’origine se situerait à l’époque romaine où l’on a défriché les sapinières. L’utilisation en pâturages qui en a suivi, a laissé des prairies immenses et désertiques qui renaissent chaque printemps de l’épaisse couche de neige qui les endors l’hiver. Les jasseries, ou « fermes dans haut « étaient des habitations d’été construites par chaque famille d’agriculteurs de montagne sur les hauts de chaume du Forez et d’Auvergne. Ces immenses pâturages, situés entre 950 et 1400 mètres d’altitude, étaient des propriétés communales que chaque fermier pouvait utiliser durant les périodes d’estives, car la neige et le climat rude ne permettaient pas une utilisation en saison froide. La race de vache de l’époque est la ferendière aux taches rouges et blanches, cousine de la Salers. Cette transhumance permettait de « faire le foin » pour l’hiver dans les pâtures situées vers la ferme principale. La généralisation de ces jasseries, appelées également burons en auvergne, remonte au 19ème siècle. La famille y « montait en estive « avec les bêtes, dès les premiers beaux jours et redescendait en automne. C’était le lieu traditionnel de fabrication de la fourme, réservée aux femmes , les hommes quant à eux s’occupant de la ferme d’en bas. La jasserie était traditionnellement située à flanc de pente ce qui permettait d’avoir un accès direct pour les chars à l’étage, au rez de chaussée se trouvait l’habitation (très souvent une grande pièce commune) et les étables pour les animaux, traversé par un caniveau d’eau courante qui assurait le nettoyage. Le confort était spartiate, les soirées occupées en veillées. Levés aux aurores, les habitants saisonniers des jasseries fonctionnaient avec le soleil. Un local situé contre la maison servait de lieux de fabrication et de caves d’affinage pour la fourme, qui était vendue sur les marchés régionaux, notamment sur le traditionnel marché de Montbrison. Herbes abondantes, très grande variété de fleurs, bruyère, gentianes, pensées sauvages, font un fourrage très apprécié encore de nos jours car, si de nombreuses jasseries on été transformées en maison de campagne, la transhumance est toujours une tradition vivace en Forez et la fourme de Montbrison sent toujours bon l’herbe de Pierres sur Hautes. LA MAQUETTE Réalisée à la demande du syndicat des fourmiers, elle est destinée à être présentée sur différents salons, pour la promotion du produit et retracer l’histoire des hommes et des femmes qui ont donné au fromage du haut Forez ses lettres de noblesse. L’échelle choisie, pour des commodités de transport et le HO, ce qui donne une maquette de 40cm par 50 cm. Pour la légèreté de l’ensemble ont été utilisés : carton , polystyrène, plâtres,flocage divers. Personnages et animaux Preiser modifiés.
Le modèle réalisé est issu de différentes jasseries, notamment le Coq
Noir, et bien d’autres, qui défient le temps sur les hauteurs de Pierres
sur Hautes et de Garnier. |