UN DIORAMA AUX ODEURS DE FROMAGE....
 par Jean-Pierre Muller

Echelle:  1/24éme
 

 

         

Un peu d’histoire
 

   Le mot Fourme vient du grec « formos » puis du latin « Forma » (récipient où on caillait le lait). De cette racine, sont nés, en vieux français « fourmage » et « formage » devenus ensuite « fromage ».

   La fourme est certainement un des fromages à pâte persillée les plus anciens. On suppose que les Arvernes la préparait avant la Conquête de César. Plus scientifiquement, l’origine de la Fourme se situe aux premières époques de la féodalité au VIIIe ou IXe siècle. 

   La Fourme de Montbrison est une AOC depuis 1972, comme la Fourme d’Ambert. L’appellation les désignait alors « Fourme d’Ambert et de Montbrison ».
Le 22 février 2002, deux nouveaux décrets octroient une AOC à chaque fourme. La Fourme de Montbrison devient une AOC à part entière ! 

   Chaque Fourme nécessite 20 à 25 litres du lait des vaches nourries à la délicieuse herbe du Haut Forez.

   Elaborée avec des outils d’aujourd’hui, sa fabrication suit différentes étapes : le travail en cuve, le moulage, l’égouttage, le salage, le piquage et l’affinage.
Son bleu, au goût si original, naît du salage réalisé en cours de moulage. 

   Sa belle croûte orangée se développe lorsque la fourme est couchée sur les cheneaux d’épicéa. Là, durant huit jours, les maîtres fromagers la retourne d’un quart de tour toutes les 12 heures.

   Ensuite, les Fourmes sont placées en cave d’affinage durant plusieurs semaines.
 
   Les affineurs les piquent avec de longues aiguilles afin d’encourager le développement des marbrures bleutées. 

   En fin d’affinage, la Fourme pèsera environ 2,5 kg. 

Informations extraites du site officiel :   www.fourme-montbrison.com 

Le diorama : la salle des cheneaux 

   C’est à la demande du syndicat des fourmiers que cette maquette a été réalisée. Sa finalité étant pédagogique, à savoir illustrer à l’occasion de  salons cette étape essentielle de la fabrication de la fourme qu’est le passage sur les cheneaux. 
                   

   Elle représente donc le moulage des fromages à partir du caillé (lait mélangé à de la présure  et salé qui prend la consistance d’un flan) avant leur placement sur les cheneaux d’épicéa.

Afin de pouvoir la déplacer facilement, la maquette doit être de taille « raisonnable ». L’échelle retenue est le 1/24ème. La maquette mesure ainsi 20 x 30 cm. L’ossature est en contreplaqué de 22 mm pour la base et 10 mm pour les murs. 

   Excepté la figurine qui provient d’une base Fujimi transformée à l’aide de milliput, l’ensemble des éléments est réalisé en « scratch ». 

                       

   Les cheneaux ainsi que les fourmes sont des moulages résine à partir d’un original confectionné en bois. 

                       

   Les autres éléments du décor : murs, sol, tables, bac à caillé, formes, seau, sont en carte plastique.

                       

                       

    La peinture  est réalisée  à base d’Humbrol avec finition à l’huile pour l’aspect patine.  

CONCLUSION 

   Un petit diorama sympa sans grande difficulté si ce n’est un travail rendu quelque peu fastidieux par les nombreux moulages qu’il a occasionné. 

REMERCIEMENTS 

   Merci à Aurélie Passel du syndicat des fourmiers pour sa documentation sur le sujet. 

   Merci à Jean-Luc et Yves pour leur coup de main …